Une fois de plus, le HCR critique bruyamment la politique d’asile de la Suisse et, une fois de plus aussi, il dépasse ainsi ses compétences. La réaction de cette institution n’a plus aucun rapport…
(SVP) Une fois de plus, le HCR critique bruyamment la politique d’asile de la Suisse et, une fois de plus aussi, il dépasse ainsi ses compétences. La réaction de cette institution n’a plus aucun rapport avec son engagement humanitaire et la sauvegarde de la convention de Genève sur les réfugiés, mais elle tient du plus pur arbitraire. Le Conseil fédéral est donc invité à rejeter strictement cette immixtion dans les affaires intérieures de la Suisse.
Le HCR-ONU a été invité à prendre position dans le cadre de la consultation ouverte sur la révision de la loi sur l’asile. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a ainsi eu la possibilité de faire valoir sa vision des choses dans cette révision légale. Or, le HCR ne s’est pas contenté d’émettre un avis juridique sans considération politique, mais il a poursuivi sa stratégie d’immixtion pratiquée depuis quelques mois. Il a abusé de cette plate-forme pour, une fois de plus, critiquer durement la politique d’asile de la Suisse. Avant le vote de 2003 sur l’initiative UDC sur l’asile, le Néerlandais Ruud Lubbers, actuellement Haut-Commissaire des Nations Unies, s’était déjà mêlé de la campagne de votation. Ce qui n’a pas empêché l’initiative d’obtenir un excellent résultat (49,9%).
Selon sa propre définition, la tâche du HCR-ONU est de protéger les droits des réfugiés en appliquant notamment la convention de Genève sur les réfugiés. Or, les flux actuels de réfugiés n’ont plus guère de rapport avec la notion de réfugié sur laquelle se basait cette convention. Le HCR-ONU devrait tout de même avoir compris cela. Monsieur Lubbers préfère néanmoins fermer les yeux devant la réalité en qualifiant d’inquiétantes des mesures parfaitement justifiées contre les abus dans le droit d’asile. Le HCR-ONU pratique ainsi volontairement une stratégie de dissimulation et dépasse massivement ses compétences en se mêlant de la politique de migration de la Suisse.
L’UDC invite le Conseil fédéral à stopper ces tentatives d’immixtion et à ne plus inviter à l’avenir le HCR-ONU à participer aux procédures de consultation.
Les compléments proposés par le conseiller fédéral Christoph Blocher dans le cadre de la révision de la loi sur l’asile sont vivement salués par l’UDC. Il s’agit en fait des premières mesures sérieuses prises dans la lutte contre les abus dans le droit d’asile.
Berne, le 27 juillet 2004