Droits de douane américains et bureaucratie européenne : notre réponse est de renforcer le modèle de réussite suisse

La Suisse doit soulager l’économie et réduire ses propres coûts de réglementation. L’UDC exige du Conseil fédéral qu’il présente un premier programme d’allègement budgétaire d’ici la session extraordinaire.

Thomas Matter
Thomas Matter
conseiller national Meilen (ZH)

Se plaindre et râler ne sert à rien. Le président américain Donald Trump met en œuvre ses promesses électorales. Il avait annoncé des droits de douane massifs sur le commerce extérieur, il les met désormais en œuvre. La Suisse, en tant qu’économie d’exportation, va inéluctablement en souffrir. Nous sommes punis parce que nous avons réussi.

Qu’est-ce qui fait le succès du modèle suisse ?

Politiquement, la Suisse est un État indépendant et neutre. Grâce à la démocratie directe, nous avons un meilleur système étatique. La population a le dernier mot. Nous pouvons décider nous-mêmes de ce que nous voulons et de ce que nous ne voulons pas.

Économiquement, la Suisse est un État libéral sur le plan économique. Nous avons moins de bureaucratie que dans l’UE. Nous avons (encore) des impôts plus bas que les États avec lesquels nous pouvons nous comparer. La Suisse a supprimé tous les droits de douane industriels en 2024. Nous avons un marché du travail libéral, même si nos syndicats tentent de détruire ce modèle de réussite.

Un lien destructeur avec une UE en crise

La décision américaine sur les droits de douane est un nouvel obstacle pour l’économie suisse. Nos entreprises souffrent également de la frénésie réglementaire de l’UE. Celles-ci – tout comme les droits de douane protecteurs – font grimper les coûts et nuisent à la compétitivité.

Le plus stupide serait de nous lier à cette UE en crise par pure hystérie, comme le souhaitent les europhiles et certaines associations économiques.

Car les Etats-Unis reprochent déjà à notre pays d’avoir créé des obstacles indirects au commerce en reprenant les réglementations de l’UE (notamment dans le domaine de l’environnement et des denrées alimentaires). C’est pourquoi la Suisse est punie par des droits de douane réciproques. A titre de comparaison : dans le cas de la Grande-Bretagne, qui a quitté l’UE, les Etats-Unis n’appliquent des droits de douane « que » de 10%. Le journal « Telegraph » britannique a d’ailleurs titré que le Brexit était « la meilleure décision que la Grande-Bretagne ait jamais prise ».

Le projet de traité de soumission à l’UE aggraverait encore la situation pour notre pays. Nous devrions automatiquement reprendre toutes les lois actuelles et futures de l’UE.

Renforcer le modèle de réussite suisse

Notre réponse doit être la suivante : La Suisse doit continuer à développer ses points forts. Nous devons être meilleurs que les autres.

Si les coûts augmentent, nous n’avons pas d’autre choix, en tant que Suisse, que de réduire nos propres coûts, en réduisant les coûts de la bureaucratie et de la réglementation. L’UDC demande au Conseil fédéral de présenter un premier programme d’allègement budgétaire d’ici la session extraordinaire (5 mai). 

Concrètement, il s’agit des mesures suivantes :

  • Une réduction globale des coûts de la bureaucratie et de la réglementation [1]
  • Pas d’adoption supplémentaire de lois et de règlements imposés par l’UE
  • Pas de développement de l’État social
  • Mettre fin au chaos de l’asile = économiser des milliards de coûts
  • Des impôts et des taxes plus bas. Ceux-ci doivent être financés par des réductions de coûts au niveau de la Confédération (par exemple dans l’aide au développement, l’asile et les salaires records des fonctionnaires de luxe de la Berne fédérale).

Nous devons nous améliorer par nos propres moyens. Nous devons contrer les conditions-cadres défavorables de l’UE et des États-Unis, via un vaste programme d’allègement pour l’économie et donc pour les citoyens.

[1] -Selon les études de l’Union suisse des arts et métiers USAM, les coûts de la réglementation en Suisse représentent 10% de la valeur ajoutée totale. Ce sont près de 70 milliards de francs par an qui s’évaporent dans le monstre bureaucratique UE/Suisse
-La réglementation environnementale coûte aux entreprises suisses plus de 2 milliards de francs par an
-Les nombreuses prescriptions relatives à la surveillance du marché du travail pèsent sur les entreprises et les employés à hauteur de plusieurs milliards de francs par an
-La diminution des prescriptions en matière de construction simplifie et réduit le coût de la construction de logements en Suisse

Thomas Matter
Thomas Matter
conseiller national Meilen (ZH)
 
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