La situation géopolitique mondiale est soumise à un niveau de tension inédit depuis la fin de la Guerre froide. Jamais l’Europe n’avait été sujette à une telle instabilité ces trois dernières décennies. Notre petit pays, la Suisse, doit également être prêt à faire face à toute éventualité. Le glas de l’insouciance a sonné. La réalité nous rattrape durement.
Les dégâts causés par la politique de la majorité de centre-gauche a conduit notre pays au bord de la rupture de ses capacités défensives, sur le plan militaire comme sur le plan diplomatique. Le rabotage constant des budgets de la défense, le démantèlement insidieux de notre armée, mais aussi les violations intolérables de notre neutralité pourtant éprouvée constituent un affaiblissement sans précédent de nos piliers défensifs et une menace claire pour la sécurité de la population.
« L’armée doit rester prête »
En 1940, alors que les nations d’Europe tombaient comme des dominos sous le joug des invasions allemandes, la Suisse résistait à l’envahisseur. Le Général Guisan réunit alors les officiers sur la Prairie du Grütli, prononçant ces mots devenus célèbres : « Aussi longtemps qu’en Europe, des millions d’hommes demeurent sous les armes et que des forces considérables peuvent nous attaquer d’un moment à l’autre, l’armée doit rester prête. (…) N’écoutez pas ceux qui sont mal renseignés ou mal intentionnés, ceux qui par ignorance ou par intérêt vous incitent à douter. Croyez non seulement à notre bon droit, mais à notre force et, si chacun le veut, à l’efficacité de notre résistance. »
Depuis lors, jamais ces mots n’ont eu plus de sens qu’aujourd’hui. Or, nous manquons de tout : armes, munitions, véhicules, cyberdéfense, troupes… La Suisse doit absolument combler ces lacunes sans attendre.
La neutralité armée perpétuelle est notre plus grand atout
La Suisse a évité les conflits les plus sanglants de l’Histoire grâce à une stratégie militaire défensive crédible, mais également grâce à sa stricte neutralité institutionnelle, armée et perpétuelle. Celle-ci permet de ne pas prendre part aux conflits ; mieux encore, elle permet à notre pays d’être un médiateur crédible entre deux parties belligérantes et d’œuvrer ainsi pour la paix. Les « bons offices » de la Suisse ont été maintes fois éprouvés.
Depuis quelques années toutefois, le Conseil fédéral et le Parlement ont fait le choix de trahir cette neutralité, sapant du même coup notre crédibilité sur la scène internationale et menaçant ainsi notre sécurité.
Il est urgent de renouer strictement avec notre plus grand atout politique qu’est la neutralité. Pour ce faire, le peuple sera bientôt appelé à se prononcer sur l’initiative pour la neutralité, un texte vital pour ancrer une fois pour toutes la neutralité dans notre Constitution. La neutralité est un gage de sécurité et de stabilité pour notre pays et sa population et constitue un outil de paix infiniment plus efficace que n’importe quelle sanction.